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Chronique des deux rives Par Abdelmadjid Kaouah

       Un rêve méditerranéen  (1ère partie)

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Abdelmadjid KAOUAH :

Entretien avec le peintre Djamel Merbah (en Belgique)
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Le poète journaliste A. KAOUAH

s'entretient avec l'écrivain turc  Nedm GURSEL pour Algérie News

Vient de paraître : 
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Une nouvelle chronique des deux rives par A. KAOUAH  chronique des deux rives 2 juin 2013.doc

 


francis.pornon@wanadoo.fr

www.francispornon.fr                         Francis Pornon       à Christian Saint-Paul

                                                                  Radio Occitania

                                                                  60 rue d’Assalit

                                                                  31200 TOULOUSE

 

                                                                 Toulouse le 29 mars 2013.

            Cher Christian Saint-Paul,

Vous avez bien voulu m’inviter successivement à deux épisodes de votre  émission « Les Poètes » sur Radio Occitania à Toulouse*, la première fois pour mes poèmes et la seconde pour mes textes en prose**. Permettez-moi de vous en remercier très sincèrement et aussi publiquement.

Je vous l’ai confié, et vous le saviez déjà, étant vous-même auteur, la condition d’écrivain de renom limité est devenue tragique dans un vide sidéral face au bombardement médiatique de quelques auteurs institués en produits commerciaux par un système qui a besoin de vendre en série. C’est donc un cadeau pour moi et mes pareils que d’être invités dans une émission littéraire. Mais ce qui motive cette lettre est davantage le choix que vous faites des personnes et les contenus que vous valorisez.

Ce genre d’émission échappe grâce à vous et à vos pareils à cet étrange flou qui se répand par Internet où tout peut être littérature et tous auteurs, et où l’on court le risque que ce ne soit plus rien ni personne. Surtout, vous ne privilégiez pas les noms déjà reconnus, voire à la mode, et diffusés par le grand pouvoir de la grande communication. Pas davantage les personnages à scandales, les colporteurs de potins intimes, les commentateurs institués écrivains. Encore moins le gratin des salades germanopratines.

Vous invitez de préférence les poètes, ceux qui travaillent personnellement la langue tout en se posant des questions authentiquement existentielles, quitte à se retrouver acculés dans un désert de reconnaissance. Poète vous-même, vous abordez l’œuvre de votre invité avec une humilité de l’écoute, un sérieux de l’entendement et aussi une sympathie lucide qui honore l’intéressé et son propre travail.

Enfin, je veux souligner que vous êtes sensible aux problématiques locales et régionales, je devrais dire « sudistes ». Non pas qu’il n’existe pas de questions universelles ni de valeurs à recevoir du Nord, mais il règne aussi, de par la mondialisation, un grand risque de déperdition à tout jamais de langues, de cultures et de valeurs. Vous savez au contraire déceler les richesses élevées chez vos invités, fussent-elles issues du Sud et cultivées depuis des millénaires des deux côtés du Grand fleuve qu’est la mare nostrum, avec notamment ce culte de l’amour troubadouresque qui légua l’amour contemporain au monde.

De tout ceci, cher Christian Saint-Paul, je tenais à vous remercier publiquement.

Veuillez agréer, cher ami, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

 

                     

Francis Pornon

* Les jeudis de 20h à 21h sur 98.3 et en permanence sur le site : http://les-poetes.fr/emmission/emmission.html

** Notamment mon anthologie poétique : Par-delà le Grand fleuve (éd. La Passe du vent) et mon dernier roman : À la santé des pachas (éd. Après la lune).

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Chronique des deux rives

 

Par Abdelmadjid Kaouah

 

        

           La grandeur pathétique de Jean El Mouhouv Amrouche

Jean El Mouhouv Amrouche  fut une voix de haute poésie, une plume d’un  journalisme de grand panache et un maître de l’entretien littéraire radiophonique. Ses entretiens avec Paul Claudel et Gide restent une référence en la matière. Il se définissait comme « un Kabyle de père et de mère, profondément attaché à mon pays natal, a ses mœurs, à la langue, amoureux nostalgique de la sagesse et des vertus humaines que nous a transmises sa littérature orale, il se trouve qu'un hasard de l'Histoire m'a fait élever dans la religion catholique et m'a donné la langue française comme langue maternelle"  .Tout en s’assumant comme "un écrivain français". Jean El Mouhouv Amrouche occupe une place singulière dans la poésie algérienne d'expression française. Premier poète de langue française qu'ait connu l'Algérie, son œuvre contenue dans deux recueils : Cendres (1934) et Etoile secrète (1937) s'est développée avant la génération de 1945. Sa double filiation a été à la fois une source d'inspiration et de déchirement - qui l'apparente partiellement avec Albert Camus mais dont les engagements seront aux antipodes. Jean Amrouche s’engagea sans réserve dans le combat pour  l’émancipation et l’indépendance de l’Algérie.

Son attachement à sa patrie algérienne, il s’inscrivit très loin dans le passé, en s’interrogeant et en faisant revivre une des figures fondatrices : Jugurtha.

Ce dernier "prend toujours le visage d'autrui mimant à la perfection son visage et ses gestes, mais tout à coup les marques les mieux ajustés tombent

et nous voici affrontés au masque premier, le visage de Jugurtha, inquiet, aigu, désemparé".

En faisant revivre l'épopée d'un résistant à la domination romaine, il s'employa  à déchiffrer le message de l'Eternel Jugurtha dont l'un des traits de caractère est

la "passion pour l'indépendance qui s'allie à un très vif sentiment de la dignité personnelle".

L'œuvre de Jean Amrouche s’est s'articulée autour d'une double quête spirituelle et identitaire dont la finalité est le "langage primordial".

Entre deux chemins, l'un vers Dieu, l'autre vers l'histoire, le poète avouait  sa perplexité et ses tourments :

Ah! Dites-moi l'origine/Des paroles qui chantent en moi !" Il  pressentait  qu'"au delà du verbe humain" il existe "un langage primordial". Dans sa double quête des racines et du divin, Jean Amrouche ne reste pas pourtant à l'écart du monde. Son Ebauche d'un chant de guerre en témoigne clairement :

 

"A l'homme le plus pauvre

à celui qui va demi-nu sous

 le soleil dans le vent la pluie ou la neige

à celui qui depuis sa naissance n'a jamais eu le ventre plein

On ne peut cependant ôter ni son nom

ni la chanson de sa langue natale.

Aux Algériens on a tout pris

la patrie avec le nom

le langage avec les divines sentences

de sagesse qui règlent la marche de l'homme"

 

 

Il se savait n’être que l’instrument de  cette parole « étrangère » qu’il déchiffrait pour ses frères de destin.

Il  s'agissait dès lors  d' "habiter" un "nom" pour "ne plus errer en exil / dans le présent

sans mémoire et sans avenir". De la méditation individuelle il s'élèva vers une parole commune en prise sur un drame immédiat

sans pour autant renoncer à sa quête de l'universel. Aimé Césaire a dit  à son propos que sa grandeur pathétique avait été de "n'avoir sacrifié ni l'amont, ni l'aval,

 ni son pays, ni l'homme universel, ni les mânes, ni Prométhée...".

Produit d'une double culture, il est aussi le lieu d'un dramatique dualité

selon l’écrivain Armand Guibert. Pour faire face à ce déchirement, il s'est voulu être un pont de communication entre les deux communautés

 en conflit. Pour preuve son engagement inlassable en faveur de négociations pour la paix en Algérie. Tout en affirmant :"Je me suis toujours senti algérien"

, Jean Amrouche avouait : "La France est l'esprit de mon âme, l'Algérie est l'âme de mon esprit". Ce fut pour lui, selon Jean Déjeux une manière de crucifixion.

Jean Amrouche est mort le 6 avril 1962 sans avoir connu  l'Algérie indépendante.  Il demeure «  une île dans la mer d’ombres », comme il l’écrivit en évoquant le destin  du poète dans Chants berbères de Kabylie.

Jean Amrouche est un prince du verbe écrit Mohammed Harbi dans sa préface à : « Jean El-Mouhoub Amrouche : déchiré et comblé » de Réjane Le Bau. Aujourd’hui, en Algérie,  après un purgatoire politique (qui  donne à penser, dans une certaine mesure, à celui de Mouloud Feraoun à  une époque), Jean Amrouche   est  considéré comme l’un des pères fondateurs de la littérature algérienne de langue française, et plus largement des lettres maghrébines.                  

 

A.K.

 

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«  QUAND BRECHT FAIT SON SHOW… »

AVEC LA COMPLICITE DE DANIELLE CATALA

ALIAS « LA FIANCEE DU PIRATE »

 

Sans blague ! vous exclamerez-vous, dubitatifs et intrigués, face à cette qualification hasardeuse de la dramaturgie brechtienne, plutôt abonnée au sérieux didactique de la révolution prolétarienne. Et pourtant c’est bien d’humour que ce montage de textes d’après Brecht nous régale, du plus rageur au plus tendre, au plus poétique aussi… depuis la prestation au tempo d’enfer de la comédienne DANIELLE CATALA,  pour l’heure dans la pleine maturité de son talent.

De la femme vieillissante à son entrée, en manteau, bonnet et godillots de pauvreté, titubante et renfrognée sous l’éclairage expressionniste, à la femme en  froufrous et robe fendue qui se pare d’un rouge boa pour s’en aller chanter et danser, elle s’y donne « transformiste » à souhait, soliloquante fantasque toute affairée dans sa cuisine à préparer - mais oui, en direct et avec quelle maestria - une géante soupe de légumes… à partager au final, fumante encore, façon resto du cœur. Et c’est avec la bonne distance - la fameuse « distanciation » brechtienne - que le personnage trouve ici à s’incarner, entre esprit comique et ascendant tragique, à l’aune bien souvent de l’émotion.

La variété des textes, des registres et des tons - au gré des petits genres, de la saynète dialoguée à la fable politique, de la poésie épique à la chanson réaliste - aide prestement à avancer dans la représentation, à en soutenir et renouveler l’intérêt. Il ne reste plus qu’à évoquer alors une mise en scène au cordeau, un dispositif scénique efficace (avec ustensiles  itou), une régie inspirée à l’éclairage, et pour la Soliste une justesse et netteté de jeu dans les postures et  la gestuelle, la voix chantée recto tono et les clins d’oeil musicaux à Kurt Weill, pour conclure à un régal de soupe populaire au théâtre, bien vivante et inventive… qui, réflexion aidant, débouche sur une parole actuelle, dénonciatrice à son tour d’injustice et de précarité pour les minorités.

Ah ! la femme qui dit Non, pour finalement se soumettre sans condition à son macho !

Oh ! la balançoire à l’improbable bascule entre Ceux d’en Haut et Ceux d’en Bas !

Hi, hi ! l’invective au crétin lancée à la salle !

Que du prêt à porter vous dis-je, pour aujourd’hui comme hier, et peut-être demain…

NB : A consommer sans modération, du 6 au 8 décembre 2012 - MJC Roguet à Toulouse.

                                                                                                       Claude Barrère

                                                                                                       à la Première du 6 Décembre

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Chronique des deux rives

Par Abdelmadjid Kaouah

CINESPANA 2012  OU L’ESPAGNE EN MARCHE SUR FOND D’ECRAN

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Chronique des deux rives   par Abdelmadjid Kaouah    ICI

Albert CAMUS : La Justice selon « La Chute »  ICI

Albert Camus, un humaniste libertaire ICI

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A. KAOUAH s'entretient avec le professeur BENAOUDA LEBDAI.
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Chronique des deux rives

Par Abdelmadjid Kaouah

Jean-Claude XUEREB

ou les  saisons de passage

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Entretien avec l’écrivain, poète et  éditeur Gérard Blua

Réalisé par Abdelmadjid Kaouah

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74 % des habitants pour l'occitan !

 

Par JEAN FRANCOIS LAFFONT PRESIDENT DE CONVERGENCIA OCCITANA

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Le roman que n’a pas écrit Naguib Mahfoud

Par Abdelmadjid KAOUAH

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 Mohamed DORBHAN ou le roman posthume de la blessure d’Octobre

Par Abdelmadjid KAOUAH.

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Chronique des deux rives par Abdelmadjid Kaouah

 Le cercle évanoui de la parole torride

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Chronique des deux rives

Par Abdelmadjid Kaouah

Ainsi parlait Césaire

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ALLOCUTION DE M. Gaston MONNERVILLE
député de la Guyane
le 21 juin 1933, au Trocadéro à Paris

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ENTRETIEN AVEC L’ECRIVAIN ET EDITEUR

PIERRE-YVES SOUCY

Réalisé par Abdelmadjid Kaouah

 

La poésie comme respiration du monde voir doc

 


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Chronique des deux rives

par Abdelmadjid Kaouah

Centenaire de Jacques Berque 1910-1995

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Long entretien d’Abdelmajid KAOUAH avec l’écrivain poète Gil JOUANARD

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La poésie algérienne d’aujourd’hui

Entretien avec E. Hiriart voir doc

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Chroniques de livres par Abdelmajid KAOUAH

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« La discrimination encourage-t-elle la violence? »

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Keltoum STAALI :

 « Pas un jour sans une ligne ! »

par Abdelmadjid Kaouah 

suivi d’un entretien avec l’auteure

voir doc1  doc2  doc3

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Chronique des deux rives

Par Abdelmadjid Kaouah

L’impensé dont Arkoun est le nom

Voir doc et doc

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TOULOUSE

Samedi 9 octobre 15 h

LE SEPTEMBRE DES ROMS AUX ABATTOIRS

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Chronique des deux rives

par Abdelmadjid Kaouah

Centenaire de Jacques Berque 1910-1995

Le signe et l'incantation

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Critique par Jean Louis BERNARD du recueil ESKHATIAÏ de Cathy GARCIA

ESKHATIAÏ regroupe les recueils autoédités Salines et Mystica Perdita. Edition à tirage limité, entièrement numéroté avec une peinture-collage de l’auteure Sur beau Papier de Création blanc nacré, grain subtil, 120 gr., couverture : Création blanc nacré, grain subtil, 250 gr. au prix de 18,00€ TTC France l’exemplaire. A commander aux Editions de l’Atlantique, B.P. 70041, 17102 Saintes Cedex (2,50 € de port). Contact : bowenchina12@yahoo.fr  tél : 06.88.36.56.33  voir doc

 

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7e Conférence

Charte européenne des droits de l'Homme

dans la ville Tuzla, Bosnie Herzégovine Du 7 au 9 octobre 2010

Cliquer sur le lien ci-dessous :

7e Conférence Charte européenne des droits de l'Homme dans la ville Tuzla


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