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17/12/2009

 

 

 

Christian Saint-Paul reçoit le poète et chroniqueur Georges CATHALO à l’occasion de la parution du n° 144 de la revue « Décharge » (abonnement 2010 22 € à l’ordre des Palefreniers du Rêve à adresser à Jacques MORIN 20 rue de Pâtis 89130 TOUCY). En effet le poète Cathalo, inlassable collaborateur des revues de poésie depuis bien des décades, a constitué pour Décharge un dossier d’une grande densité sur l’écrivain et poète

Philippe-Marie BERNADOU.

Georges CATHALO, rassembleur par vocation depuis toujours et qui connaît tout des publications de ses contemporains poètes, a fait appel à quelques amis, poètes également, pour brosser un portrait subtil de BERNADOU. C’est ainsi qu’avec CATHALO, Casimir PRAT, Christian SAINT-PAUL, Michel BAGLIN, Michel COSEM, Gilles LADES, Jean-Louis CLARAC se relaient pour dire combien l’œuvre pourtant parcimonieuse de BERNADOU est importante et qu’elle doit être lue. Le dossier dans Décharge comprend un intéressant entretien entre Cathalo et Bernadou qui en dit long sur l’humour froid de l’auteur de « Cadaquès, aller simple » et des « Aîles ».

Libraire comblé à Montauban, explorateur maniaque des îles, traquant la fraternité humaine dans ses écrits mais aussi par ses actes quotidiens dans sa ferveur de servir le lecteur sans jamais le juger, BERNADOU, dans son humilité qui sied à son attention au monde,  a une personnalité attachante qui ressort avec force des divers témoignages qui, sans jamais se contredire, ne se répètent pas, certifiant ainsi l’énorme richesse du personnage. Le choix de textes figurant dans le n° de Décharge, bien que limité, rend compte sans hésitation de cette richesse de création qui dépeint bien le monde que nous habitons. Car c’est cela qui hausse cette œuvre aux pages si réduites, à une œuvre majeure, cette capacité d’atteindre sans coup férir, l’universel à partir du territoire contenu d’une de ses îles qu’il aime tant.

Saint-Paul et Cathalo s’entretiennent de ce phénomène qui révèle à son insu un auteur authentique. Lectures de textes de BERNADOU.

Puis Georges CATHALO qui a la passion des autres, obtempère au souhait de Saint-Paul et parle des projets de CATHALO. Il lit des textes inédits, en particulier sur la terre qu’il habite : le Lauragais, long poème fait pour l’oralité, qui fait vibrer Saint-Paul dont la mère est issue de cette terre. C’est ensuite la lecture de poèmes familiers à Georges Cathalo, des textes brefs et d’une densité extrême qu’il appelle « les quotidiennes ». Un moment de grâce que provoque la radio quand l’auteur abandonne toute inhibition et s’installe dans son texte qu’il recrée par sa parole à l’antenne. En remerciement et pour ménager la pudeur bien connue de Cathalo, Saint-Paul termine l’émission sur des citations de poètes qui interpellent immédiatement son invité, friand comme lui de ces pensées, telle celle-ci de Louis-Combet : « La poésie appartient à l’instant ou plutôt elle se tient dans l’instant qu’elle porte au point d’incandescence de sa signification ».   

 

10/12/2009

 

 

 

Christian Saint-Paul annonce la parution du n° 144 de la revue « Décharge » qui salue le départ de l’éditeur Louis Dubost mais qui demeurera présent par sa collaboration, non plus d’éditeur mais d’auteur. Décharge est aujourd’hui une des références majeures qui rend compte de la poésie contemporaine. Son exceptionnel succès n’a en rien entamé son esprit combatif et toute l’équipe qui l’anime conserve une grande humilité et un sens revigorant du dérisoire. Une revue tonique où l’on retrouve dans ce 144ème numéro notre ami Philippe-Marie BERNADOU que nous avons reçu au micro de cette émission (voir plus bas).  C’est l’infatigable chroniqueur poète Georges CATHALO qui a cette fois encore constitué cet excellent dossier sur BERNADOU ; à lire absolument pour la somme plus que modique de 6 € (abonnement 2010 22 € à l’ordre des Palefreniers du Rêve à adresser à Jacques MORIN 20 rue du Pâtis  89130 TOUCY).

Saint-Paul évoque ensuite le livre de Monique-Lise COHEN « Le Parchemin du désir »  éditions Orizons diffusion L’Harmattan 13,50 € qui est un récit d’une grande clarté sur la parole et l’écriture. Comme le dit si bien Henri Raynal « Lorsqu’elle prend soin de s’écrire, la parole a cette vertu de permettre de voir plus complètement, connaître plus intimement ; elle devient par conséquent plus apte à remplir sa mission. »

L’émission est ensuite consacrée à l’écrivain, essayiste et poète

Michel BAGLIN familier de l’émission et personnalité littéraire de premier plan dans la région toulousaine et dans l’univers de la poésie contemporaine, puisque son site www.revue-texture.fr  est devenu en quelques mois le site de référence en la matière. Cette fois-ci Michel BAGLIN vient présenter sa dernière publication qui est un roman noir « La balade de l’escargot » paru dans la collection Policier aux éditions Pascal Galodé diffusion Gallimard 16,90 €.  « Comme mes deux précédents romans noirs (Lignes de fuite et Un sang d’encre), explique BAGLIN, cette « Balade de l'Escargot » est un polar qui mêle la traque et la quête, l’action et la peinture de personnages en rupture de famille, d’amour, de société... Il se déroule en partie dans une sorte de cour des miracles constituée de paumés, de dealers, de squatters, de skins et de prostituées.

Architecte rangé, Clément en vient lui aussi à se « déconnecter » et à se marginaliser à la suite de déboires conjugaux et surtout du viol de sa fille, recluse depuis dans son mutisme. Sans compter qu'une vieille affaire de corruption passive le poursuit sans qu'il en ait vraiment conscience. Livré à une sorte d'errance au volant de son camping-car qui lui sert de coquille d' « escargot », il s'enfonce de déambulations mélancoliques en balades punitives dans les quartiers interlopes de la ville. A la rencontre de la violence, mais aussi de personnages comme Floréal, Mamadou, Rachid, Sandrine, qui lui révèlent le peu de sens de sa propre histoire et la fragilité de ses défenses...

Remonte alors à la surface le scandale étouffé dans lequel sont impliqués des notables véreux, bien moins fréquentables que la pègre des quartiers. Renouant un à un les fils de l'écheveau, l'Escargot devra aussi descendre dans cet égout pour connaître la vérité, dans ces zones d'ombre où se cache la sourde misère du désespoir, mais aussi la tendresse et l'amour de ceux qui ont un jour perdu leur carapace et s’en bricolent comme ils peuvent de très précaires... »

Saint-Paul s’entretient avec l’auteur sur le contenu de ce roman noir, à la tonalité marquante, au suspense « impeccable » selon l’expression de Claude LE NOCHER dans http://action-suspense.over-blog.com . Lectures de passages du livre par BAGLIN.

Un livre à lire et à offrir pour les fêtes de fin d’année !

 

03/12/2009

 

 

 

Christian Saint-Paul annonce la parution du dernier livre de

Monique-Lise Cohen « Le Parchemin du désir » éditions Orizons 137pages 13,50 € (voir rubrique Evènements). « Ce texte nous interroge sur l’alchimie de l’écriture, sang obscur de la souffrance refoulée, puis oubliée, qui devient encre en retrouvant la lumière » constate Betty Dahël Castan dans sa préface et elle nous prévient : « Ce livre ne s’oublie plus ». Lecture d’un extrait du livre ; l’auteure viendra prochainement parler de son livre à l’émission « les poètes ». En attendant, il est recommandé à tout amateur de lecture et d’écriture de lire ce récit alerte et plein d’espoir.L’émission est ensuite entièrement consacrée à la lecture d’une des dernières publications du poète Jean-Pierre CRESPEL qui vit à Paris, dont nous avons ici annoncé ses œuvres et qui nous a fait le plaisir de venir dans nos studios pour réaliser une émission (voir plus bas à cette même rubrique). Jean-Pierre Crespel qi a publié aux éditions Tanguy Garric, qui ont leur siège à Bretoncelles, « Lone wolf of silence » texte accompagné d’une gravure originale en manière noire de Donatella.T a autorisé ce site à reproduire l’intégralité de ce texte que vous trouverez à la rubrique Evènements.

Ce texte qui rejoint d’une autre manière la préoccupation de Monique-Lise Cohen sur la naissance du désir d’écriture surgi de la lecture doit son titre en langue anglaise à James Olliver CURWOOD dont les livres : « les chasseurs de loups el les chasseurs d’or » ont été offerts à Crespel dans son enfance et qui l’ont imprégné durablement d’une passion pour la littérature qui lui a donné l’impulsion d’écrire. Le loup mythique du récit hante les paysages grandioses du Grand Nord mais aussi se cache sous le lit du petit enfant qui lit. Le souffle épique du récit interroge sur le pouvoir des mots.

Saint-Paul donne lecture de cette épopée du loup, en entier.

 

26/11/2009

 

Christian Saint-Paul signale la parution des 2 derniers numéros de la revue Encres Vives (2, allée des Allobroges  31770 Colomiers  abonnement 12 volumes 34 € le numéro seul 6,10 €) : Béatrice LIBERT « Avec » n° 375 et Régine Ha-Minh-Tu « Revers d’encre » n°376. Saint-Paul donne quelques précisions sur ces deux femmes poètes et lit des extraits des recueils. Puis, il annonce également la publication du dernier recueil de Michel COSEM directeur de la revue et des éditions Encres Vives : « Limite des merles »  (Les Amis de la Poésie de Bergerac 38 pages  8 €). L’amour de la nature et de l’imaginaire sert de fil conducteur à cette œuvre pour laquelle il a reçu, en 2008, le Grand Prix de la Ville de Bergerac. Lecture de poèmes extraits de ce recueil dont Chemin(s) dédiée à Annie Briet.

Citant Claude ESTEBAN « le poème qui ne nous rachète pas de notre finitude, ne meurt pas non plus avec nous » Saint-Paul consacre son émission au poète espagnol Andrès SANCHEZ ROBAYNA né en 1952 à Las Palmas aux Canaries. En 1982 il a obtenu en Espagne le prix national de traduction ; en effet on lui doit des traductions du français, de l’anglais mais aussi du catalan. C’est un des grandes voix de la poésie espagnole actuelle. Il se distingue, dans un environnement plutôt lyrique et aux vers abondants, par son parti pris de choisir la rigueur d’une écriture réticulaire. Poésie difficile à dire car elle englobe l’espace de la feuille sur laquelle elle se projette et se répand aussi bien sur le blanc, le vide, que sur les caractères noirs des mots. C’est l’ouverture d’un nouvel espace d’écriture où la parole poétique parce qu’elle court le risque de se perdre, peut avoir une chance de se trouver.

Une œuvre à découvrir dans les recueils « Climat » «Encre » « Psaume sur la dalle froide » « Feu blanc » « La roche » (éditions Comp’act). Lecture de poèmes d’Andrés Sànchez Robayna. 

 

12/11/2009

 

 

Christian  Saint-Paul annonce que le vendredi 20 novembre 2009 à 20 h 30 à la salle Nougaro à Toulouse se produira le poète chanteur écrivain Claudi MARTI pour un concert intitulé « TOLOSA » du nom de son dernier album et qui est le titre en oc de la chanson de Claude NOUGARO « TOULOUSE ». Cette chanson est diffusée à l’antenne. Puis Saint-Paul s’entretient au téléphone avec Claude MARTI demeuré dans son fief audois. Marti explique avec sa verve coutumière la genèse de cette version oc voulue par Nougaro et réclamée après sa mort par Hélène Nougaro qui a eu bien raison se s’obstiner dans sa confiance au génie de Marti pour faire vibrer cette chanson mythique en occitan. Une époustouflante réussite que malheureusement Claude Nougaro n’a pas pu entendre. Mais qui l’aurait réjoui.

Marti évoque ensuite ses musiciens familiers qui sont sa famille qui l’accompagnera à ce spectacle. Il dit, répondant à une interrogation de Saint-Paul, sa confiance en la bonne évolution de la situation de la culture occitane. Il termine sur un commentaire d’un poème d’Yves ROUQUETTE qu’il a mis autrefois en musique « Roges e negres mos remembres » en affirmant sa fidélité à cette passion pour les gens du pays où il a voulu vivre que l’on nomme aujourd’hui l’Occitanie. Cette chanson est alors diffusée à l’antenne.

Saint-Paul remercie Claude MARTI et invite les auditeurs à se rendre à son concert et pour ceux qui ne le pourraient pas de se procurer son album tout en langue oc « Tolosa » qui signe une maturité et un succès dans la vulgarisation par le plaisir d’une version musicale géniale, de l’Histoire de cette terre occitane qui a tant souffert de ses conquérants comme « le loup » Simon de Montfort, tué par une femme du peuple à Toulouse.

Saint-Paul qui a assisté le jour même à un congrès européen sur la lutte contre le racisme, rappelle que le racisme va bien au-delà des discriminations ordinaires et qu’il est l’essence même de l’horreur puisqu’il s’agit de détruire l’autre du simple fait de sa différence. Alors pour terminer il fait entendre de Serge UTGE-ROYO « Amis, dessous la cendre » et consacre les derniers moments de l’émission à Alfred KITTNER né en 1906 à Czernovitz qui était alors austro-hongroise. Avec sa famille, en 1941, comme toute la communauté juive à laquelle il appartient,  il est forcé de vivre dans le ghetto puis en juillet 1942,  il est déporté toujours avec sa famille, en Transnistrie dans des camps. Il fut un des rares survivants à rentrer en 1944 à Czernovitz et gagne Bucarest où il devient directeur de la bibliothèque. A partir de 1958 il se consacre à l’écriture, à la traduction et à l’édition. En 1980 après la mort de sa femme, il s’installe définitivement en Allemagne et meurt à Düsseldorf en août 1991.

Lecture de poèmes d’Alfred KITTER.

 

 

12/11/2009

Voir DOC

 

Christian Saint-Paul recommande la lecture des deux derniers recueils de Monique Saint-Julia parus tous deux à « L’Arrière-pays » 1 rue de Bennwihr  32360  Jégun :

« Un train de paysages » 43 p 10 € et « Au fil des nuages » 54 p 10,50 €. Peintre et poète cette artiste qui fut élève du Conservatoire de musique de Paris, publia pour la première fois des textes en 1958 dans « Entretiens sur les Lettres et les Arts » que dirigeaient alors à Rodez Jean Subervie et Jean Digot. Sa poésie est une poésie de célébration, très fine, très subtile, née d’une attention extatique au monde qui l’entoure Toujours mêlant le rêve au réel, le possible à l’impossible (...) Le bonheur est si rare. Lecture d’extraits des deux recueils.

Saint-Paul signale aussi la parution du n° 75 de Multiples (Anthologie  8) à commander à Henri Heurtebise 9 chemin du Lançon  31410 Longages, abonnement 3 n° 36 €.

Puis l’émission est consacrée à Pedro HERAS à l’occasion de la parution du n° 10 de la revue LEVANT cahiers de l’espace méditerranéen qui rassemble encore une fois les grandes voix de la poésie et de la littérature qui fleurit sur les rives de la Méditerranée. Le n° : 25 € abonnement 2 n° 40 € à commander 14 rue des Arbousiers  34070 Montpellier ou par messagerie : espacedulevant@voila.fr

Ce n° recèle un entretien de Michel Eckhard Elial avec Daniel Cohn-Bendit, des textes de Mahmoud Darwish Alain Suied Frédéric-Jacques Temple Antoine Emaz et bien d’autres. A lire comme une des meilleures revues existant à ce jour.

Saint-Paul lit les poèmes de Pedro HERAS une des grandes voix qui s’est tue trop tôt, de la nouvelle poésie espagnole qui ne désavoue rien de son passé somptueux, de sa combativité qui n’a jamais altéré son art dans la lignée des Hernández, Machado, Unamuno, Goytisolo etc.

 

05/11/2009

 

Christian Saint-Paul annonce la parution du n°34 de la revue de poésie verte et dérivés NOUVEAUX DELITS  5 € l’exemplaire et 40 € l’abonnement à commander à Cathy GARCIA  Létou  46330  St Cirq-Lapopie. Une revue bien construite, illustrée de dessins de Jean-Louis Millet et de citations, avec des textes d’une grande qualité poétique et de plain pied avec la rugosité des combats pour la vie, meilleure ou pas.

Le guadeloupéen Ernest Pépin nous embarque dans son Odyssée de la ville, long poème lyrique décapant que l’on se plait à dire à voix haute. Un vrai poème « radiophonique » tel que les aime Saint-Paul qui lit celui de la 4ème de couverture « A tous les reconduits ». Des textes de Cathy Garcia, concis et sensuels et un poème en prose de Marc Bureau complètent ce numéro bien réussi. Cathy GARCIA publie quant à elle chez un éditeur de Douardenez dlc un recueil « Trans(e)création ou l’art de sabrer le poulpe et la pulpe » 40 pages 10 € (voir rubrique Evènements).

Saint-Paul reçoit Michel BAGLIN poète, romancier, essayiste, écrivain bien connu des auditeurs de l’émission « les poètes ». Il vient ce soir présenter son livre « Chemins d’encre » paru aux éditions Rhubarbe (201 p 13 €). Dans ces récits, BAGLIN dévoile son parcours initiatique qui l’a conduit à la lecture et à l’écriture, deux activités indispensables à la réalisation de sa personne et qui sont indissociables. L’écriture suave de Baglin nous entraîne dans l’odeur de papier et d’encre qui a imprégné le jeune Baglin, l’ancrant définitivement aux mots pour exister et appréhender le monde. Mais les mots ne se réduisent pas à l’écrit, et la sensibilité de l’enfant Michel Baglin a été éveillée par Brassens. « Elégie à un rat de cave » est alors la chanson diffusée à l’antenne pour accompagner cette réflexion, le morceau étant choisi, Saint-Paul connaissant l’amour du jazz de son invité. Baglin évoque HEMINGWAY écrivain qui l’a fasciné enfant et qui noyait son angoisse dans l’action.

L’influence de CAMUS est très marquante chez Baglin qui relève deux citations : « la montée vers les sommets suffit à remplir un cœur d’homme » et « l’œuvre d’art naît du renoncement de l’intelligence à raisonner le concret. Elle marque le triomphe du charnel ». BAGLIN qui a fait son mémoire de maîtrise de lettres sur Roger Vailland constate que cet écrivain l’a d’abord gagné à sa cause par cette façon de mettre le monde au bout de l’écriture et l’écriture au bout du monde.

Les chemins d’encre empruntent les mêmes voies de chemin de fer qu’affectionne aussi Michel Baglin, inlassable marcheur et mâcheur de mots pour notre plus grand plaisir.

Un livre à lire toute affaire cessante !

 

29/10/2009

 

Christian Saint-Paul consacre toute son émission à la lecture d’extraits de « Horde » et « Horde, suite » parus respectivement en 1989 puis 2003 et 1997 chez Obsidiane du poète, essayiste, romancier

Christian DOUMET, né en 1953 à Mâcn, professeur de littérature française et d’esthétique musicale à l’Université de Paris 8.

A signaler « Faut-il comprendre la poésie ? » paru en 2004 chez Klincksieck 

12 €.

 

23/10/2009

 

Christian Saint-Paul consacre son émission à Claude VIGEE.

Né le 3 janvier 1921 en Alsace à Bischwiller d’une famille juive établie là depuis plus de trois siècles, il parle l’alsacien et le français. Il fait ses études secondaires à Strasbourg et en 1940 est expulsé d’Alsace avec sa famille. Réfugié à Toulouse, étudiant en médecine, il participe activement à la résistance juive (A.J.). En 1943 il parvient à gagner les USA depuis Marseille. Il se marie à Evelyne, sa cousine, et obtient un doctorat en langues romanes. Il devient professeur d’université et enseigne à l’université Brandeis près de Boston. En 1960 il quitte les USA pour enseigner à Jérusalem jusqu’à sa retraite. Il effectue de permanents aller-retour entre Paris et Jérusalem qu’il n’abandonne que tout récemment à la suite de la maladie de son épouse Evelyne. La disparition de celle-ci en 2007 a profondément ébranlé Claude Vigée qui vit maintenant seul à Paris. Son dernier livre « Mélancolie solaire » éditions Orizons 314 p 29 €, Vigée est venu le présenter à Toulouse (voir dans la rubrique Evènements de ce site).

Saint-Paul lit en premier lieu un extrait de « La lune d’hiver » ed. Flammarion qui relate un épisode de la rafle des juifs à Toulouse en 1942.

Puis il lit des poèmes extraits de « Aux portes du labyrinthe » ed. Flammarion, poèmes de passage écrits entre 1939 et 1996. Toute l’œuvre de ce poète couronné en 1996 par l’Académie Française est à lire comme une des plus marquantes de notre époque. Elle est rassemblée dans  « Mon heure sur la terre ».   

 

 

15/10/2009

 

 

Christian Saint-Paul rappelle qu’il a consacré l’émission dernière à Kemèny poète hongrois, que la Hongrie, pays de 10 millions d’habitants, est riche en créateurs littéraires et qu’elle compte un Prix Nobel de littérature Imre Kertész qui le reçut en 2002. Né en 1929, il se fit connaître en 1961 par son roman Être sans destin. Adolescent, il fut déporté au camp d’Auschwitz ; survivant, il vécut dans un petit studio avec sa femme, en marge de la société hongroise, gagnant sa vie avec des traductions, des pièces de théâtre de boulevard et des comédies musicales. De la phrase d’Adorno : « Après Auschwitz, c’est un acte de barbarie que d’écrire un poème » il dit : « Pour parler crûment, je considère que cette phrase est une boule puante morale qui empoisonne inutilement un air déjà suffisamment vicié ». Pour Kertész « chaque histoire particulière est kitsch, parce qu’elle échappe à la règle. Chaque survivant ne témoigne que d’un vice de fonctionnement particulier. Seuls les morts ont raison, personne d’autre. »

« Comment écrire de la poésie après Auschwitz ? » le poète polonais

Tadeus ROZEWICZ y répond, tout au bord de ce silence qui étouffe beaucoup de survivants. En effet, le poète avait vingt ans quand son pays vaincu fut martyrisé par les hordes nazies. Ouvrier en ce temps là, il a combattu dans l’armée clandestine avec son frère qui fut exécuté par la Gestapo. La démarche poétique de ROZEWICZ est proche de celle de Paul CELAN.

ROZEWICZ s’immerge dans la nouveauté des formes de la poésie polonaise. Il est radicalement « moderne » au sens préconisé par RIMBAUD. Ses poèmes ont véritablement révolutionné la poésie polonaise par leur ton cru, l’absence de métaphore, et parfois une brutalité de langage.

Saint-Paul fait entendre cette voix rugueuse en lisant des textes extraits de son recueil « Régio » (Arfuyen éditeur) tels que « Vestibulium vaginae » ou « Mons Pubis » ou « Sur un arbre abattu ». Pour Rozewicz

« le poète est celui qui s’en va

et celui qui ne peut s’en aller ».

 

08/10/2009

 

Christian Saint-Paul évoque la figure de cet écrivain, poète majeur de notre époque qui vient de disparaître :

Jean-Max TIXIER.

Il rappelle l’attachement de cet auteur à la revue Encres Vives qui a publié depuis 50 ans les grands noms de la poésie contemporaine. Saint-Paul lit des extraits d’interventions de TIXIER sur la forme des revues, s’attachant plus au contenu qu’au contenant. Une émission spéciale sera réalisée en hommage à ce poète qui faisait partie du paysage familier de la poésie française.

Puis Saint-Paul consacre son émission à un poète hongrois,Istvàn Kemény, reprenant en cela la tradition de radio occitania et de l’émission « les poètes » qui ont une vocation mondiale pour mieux défendre toutes les identités culturelles.

Kemény est né en 1961 à Budapest ; il se consacre à la littérature et à l’Histoire après quelques années de droit. Il publie de nombreux recueils de poèmes et devient dès 1980 une des voix emblématiques de la poésie hongroise.  Il est l’auteur aussi d’un roman, d’un essai critique et de nouvelles.

Ce sont les éditions Caractères qui le font connaître en France par la traduction de Guillaume Métayer d’un recueil : « Deux fois deux » 100 pages 18 €. Saint-Paul lit des poèmes de ce recueil qui sont « quelques éclats d’un miroir recomposé, une poignée de signes hésitant entre mémoire et prophétie » selon Métayer.

 

01/10/2009

 

Christian Saint-Paul  commente, lit quelques extraits et recommande aux auditeurs la lecture de :

« Ecorché vif et cris » d’Alain Lacouchie  recueil paru en juin 2009 aux éditions Editinter préface de Jean Joubert. Une émission particulière sera consacrée à cette publication.

« Chemins d’encre » de Michel Baglin aux éditions La Rhubarbe. L’auteur viendra prochainement parler de ce livre à l’émission « Les poètes ».

« Et si nous revenions, sans vieillir ? » de Marcel Migozzi, recueil constituant le n° 370 de la revue Encres Vives (2 allée des Allobroges 31770 Colomiers – abonnement 34 € le numéro 6,10 € ).

« Le grenier à sel 2 » de Jean-Max Tixier constituant le n° 371 d’Encres Vives.

« Portraits de poètes » de Jacques Basse constituant le n° 372 d’Encres Vives.

L’émission est consacrée ensuite au poète et romancier américain Jim HARRISON né en 1937 dans le Michigan.

L’auteur de « Légendes d’automne » qui fut le début de ses succès littéraires est un poète à connaître comme un poète majeur de notre époque. Loin des clichés médiatisés qui nous ravagent, Jim HARRISON impose une humanité déchirante qui nous renvoie à la réalité vivante du monde. Saint-Paul choisit de faire entendre en hommage à Armand ROBIN qui fut le traducteur du poète russe ESSENINE, les trente lettres poèmes que Jim HARRISON écrivit au poète suicidé par pendaison en 1925. Ce recueil : « Lettres à Essenine » édité en bilingue chez Bougois 12,20 €, Jim HARRISON l’écrivit en 1973. Lecture de quelques poèmes.

 

24/09/2009

 

 

Christian Saint-Paul consacre son émission à Armand ROBIN (1912 – 1961)

Il développe la biographie de cet auteur breton qui traduisit les grands poètes du 20ème siècle et vécut de ses rapports d’écoutes radiophoniques du monde entier. Un poète libertaire à lire ou à relire.

 

 

17/09/2009

 

 

Christian Saint-Paul annonce la création à Toulouse dans le cadre du Festival Occitània et du Festival Déodat de Séverac, d’un Oratorio Profane : « OMBOUR / TRAVERSEE ».

Il s’agit d’un dialogue poétique et musical entre la culture occitane et la culture marocaine

sous la direction de José SOBRECASES ; à un texte inédit du grand poète marocain Abdellatif Laâbi répond une voix d’Occitanie, l’écrivain Roland Pécout.

Des groupes de musiciens du Maroc et d’Occitanie vont se succéder et s’entremêler lors de ce spectacle le mardi 22 septembre 2009 à 20 h 30 à l’auditorium Saint-Pierre des Cuisines à Toulouse.

Saint-Paul s’entretient par liaison téléphonique avec José SOBRECAZES qui est à Cahors ce soir là avec Abdellatif LAÄBI.

La genèse de cette œuvre exceptionnelle qui sera donnée à Toulouse est décrite avec enthousiasme par Sobrecazes qui brosse aussi rapidement un portrait du poète des libertés qu’est Laâbi.

Saint-Paul consacre ensuite le reste de l’émission à une courte présentation de l’originalité poétique du grand poète marocain fondateur de la revue culte « Souffles » et lit des textes en rappelant que l’édition complète a été réalisée par les éditions de La Différence.

A lire sans attendre et à réserver sa place pour le spectacle récital du 22 septembre car il s’agira d’un évènement artistique et littéraire historique.

 

10/09/2009

 

 

 

 

 

 

Christian Saint-Paul reçoit Jacques MIQUEL spécialiste de l’émission « les poètes » de la chanson à textes, auteur de la discographie de Brel et de Ferré, qui a déjà réalisé un certain nombre d’émissions sur cette antenne dont une sur Nougaro.

Ce soir ce sont les textes dits par Claude NOUGARO que Jacques MIQUEL nous fait écouter en les commentant brièvement pour bien les situer dans leur époque et leur contexte créatif.

Détails de l’émission dans le fil rouge : voir doc

 

 

03/09/2009

 

Christian Saint-Paul reçoit Bruno RUIZ poète et chanteur et Michel BAGLIN écrivain, poète.

En effet, le samedi 12 septembre 2009 Michel BAGLIN sera l’invité du 8ème festival « Rencontres de la Garenne » à Montesquiou dans le Gers.

C’est l’association « Les Dits de l’Osse » (la rivière Osse coule au pied de Montesquiou) qui organise cette manifestation dans le seul but de faire découvrir un auteur contemporain invité à lire les livres présentés. Cet année l’invité est Michel BAGLIN.

Celui-ci à 18 h rencontrera le public et parlera de son approche de la lecture et de l’écriture en présentant son dernier ouvrage qui sera alors paru aux éditions Rhubarde : « Chemins d’encre ».

A 21 h 30 c’est Bruno RUIZ qui proposera le spectacle qu’il a monté à sa manière habituelle de celui qui met en scène le chant du texte, à partir du recueil de BAGLIN « L’alcool des vents » paru au Cherche Midi éditeur. Un grand moment en perspective !

Bruno RUIZ et Michel BAGLIN s’expliquent librement sur leur démarche créatrice tout le long de l’émission.

On écoute du dernier CD de RUIZ : Maintenant ; trois coquelicots ; pauvre Orphée ; le phare de mes rêves.

Michel BAGLIN lit à la fin de l’émission un texte inédit.

Pour oplus de renseignements sur la soirée du 12 septembre :

www.montesquiou.info     www.revue-texture.fr     http://sitebrunoruiz.free.fr/

 

 

27/08/2009

 

L’émission « les poètes » après une longue interruption cet été reprend.

Elle est consacrée à un hommage à Henri MESCHONNIC professeur d’université, linguiste, écrivain, traducteur, poète né en 1932 à Paris et décédé en avril 2009.

Pour cela, Christian Saint-Paul a demandé à Monique-Lise COHEN, écrivain, poète, bibliothécaire en retraite d’organiser cet hommage et de présenter quelques thèmes essentiels de la pensée de Meschonnic. En effet, Monique-Lise COHEN a eu comme maître de thèse pour son doctorat le professeur Meschonnic.

Saint-Paul introduit le sujet en citant le travail de Meschonnic sur la poétique (Pour la poétique essai Gallimard), ouvrage très polémique car il instaure des concepts qui découvrent l’unité de fonctionnement et de sens dans un texte, d’une forme et d’une histoire. C’est la recherche d’un langage textuel, d’écriture lecture, ou le signifiant n’est pas séparé du signifié. Monique-Lise Cohen renchérit sur cette notion essentielle à la pensée de Meschonnic qui rejetait le sacré et le religieux si éloigné du divin.

Elle développe longuement l’explication de cette démarche iconoclaste. Des textes de Meschonnic sont ensuite lus extraits de « Légendaire chaque jour » et de « Dans nos recommencements » recueils publiés chez Gallimard.

Une autre émission sur Meschonnic sera programmée dans les mois à venir.

Enfin Saint-Paul incite les auditeurs à se procurer le livre de Jean-Pierre THUILLAT « Bertran de Born Histoire et légende » paru aux éditions FANLAC  272 p 24 €.

 

16/07/2009

 

 

Christian Saint-Paul pour poursuivre les manifestations qui rendent hommage à ceux qui ont vécu voici soixante ans, la retraite (la retirada) devant les troupes triomphales des nationalistes espagnols, dont leur commandant en chef, Francisco Franco, exercera une dictature sur son pays jusqu’à sa mort en 1975, consacre son émission à deux poètes dont le destin est indissociable de cette épouvantable défaite.

Le premier Tomàs SEGOVIA est né en 1927 à Valence et a pu quitter l’Espagne dès le début de la guerre civile en 1936 pour séjourner dans un foyer, avec sa famille à Paris, puis en 1939, après un séjour en Roussillon, a rejoint le Mexique depuis Casablanca où sa famille avait pu se rendre. Là, il publie des recueils de poésie, des récits, une pièce de théâtre, se marie deux fois, dirige un centre culturel, séjourne en 1965, 1966 à Paris, est lauréat de prix littéraires avant de retourner en 1976, un an après la mort de Franco, en Espagne. Il vit actuellement soit à Madrid, soit au Mexique. Il est lauréat des plus grands prix espagnols : prix Juan Rulfo, prix Octavio Paz, prix Federico Garcia Lorca. Saint-Paul brosse la biographie de SEGOVIA, une des figures marquantes de la poésie de langue espagnole du 20ème siècle et lit des poèmes extraits de « Cahier du nomade » éditions Gallimard Poésie / Gallimard.

Le second est Manolo VALIENTE né à Séville en 1909 qui fût blessé au combat et franchit en 1939 la frontière française pour être emprisonné dans les camps et n’être libéré qu’en 1942. Poète, narrateur, peintre, dessinateur, sculpteur, Manolo VALIENTE qui était lié d’amitié avec Saint-Paul avec lequel il partageait ce besoin vital de poésie, entretint jusqu’à sa mort le souvenir actif de son maître Antonio MACHADO auquel il vouait un véritable culte.

Grace au travail du professeur Jacques ISSOREL, vient de paraître un livre de textes inédits de VALIENTE : « Un vilain rouge dans le sud de la France suivi de Sable et Vent (deuxième livre) ». mare nostrum éditeur version bilingue 14 € (voir la rubrique Evènements sur ce même site) Lecture de poèmes extraits de ce livre. Une émission complète sera plus tard consacrée à VALIENTE avec la participation attendue du professeur Jacques ISSOREL auquel il y a lieu d’exprimer notre gratitude pour cette publication.

 

09/07/2009

 

 

Christian Saint-Paul annonce la parution aux éditions Orizons des « Poésies d’André Walter » d’André GIDE illustrations de Christian Gardair  58 pages 20 € (voir rubrique sur ce site « Evènements »).

Il se réjouit de la publication du livre de Jean PENENT : « Occitanie L’épopée des origines » aux éditions Cairn 297 pages 25 €, qui permet de connaître cette « épopée » qui a ancré l’humanisme, de façon simple, mais avec les rigueurs du scientifique de haut vol qu’est le conservateur en chef du patrimoine Jean Penent qui dirige à Toulouse les musées Paul Dupuy et Georges Labit. En effet, ce que l’on nomme aujourd’hui l’Occitanie est l’héritière de Rome, du royaume goth de Toulouse, des royaumes d’Aquitaine et de Provence, attentive aux courants de la pensée et de la connaissance venus d’al-Andalus, initiatrice de la « Paix de Dieu », formera à la veille de l’an mil le creuset d’une civilisation sur laquelle l’Europe d’aujourd’hui fonde encore ses valeurs. Une émission spéciale sera consacrée à ce livre avec Jean PENENT en septembre. Un livre que tout occitan et tout amateur d’Histoire et de la pensée humaine se doit de posséder.

L’émission est ensuite consacrée à Homero ARIDJIS auteur d’une œuvre considérable englobant les romans, les recueils de poésie, les contes philosophiques et jusqu’aux polars. Ce poète est le dernier né, en 1940 et à Contepec, d’une famille de cinq enfants dont le père était grec et la mère mexicaine. Journaliste de formation, il suivit une carrière universitaire en qualité de professeur invité dans les universités américaines avant d’être nommé ambassadeur du Mexique en Hollande puis à l’UNESCO.

Ardent défenseur de l’environnement il a fondé le « groupe des cent » qui réunit des intellectuels convaincus que l’alerte écologique est une priorité planétaire. Sa poésie rend compte d’un ton, d’une atmosphère qui, comme le duende ou le jazz secoue, bouscule et apaise. Yves Bonnefoy a préfacé son recueil « Les poèmes solaires » très attaché à ce poète qui est « assurément très de son pays, comme Octavio Paz. Il l’est par un apport essentiel à cette conscience de soi dont il faut préserver la salutaire inquiétude ».

Homero ARIDJIS  « Les poèmes solaires  précédé de Le poète en voie d’extinction et suivi de Baleine grise » Mercure de France182 pages 17,50 €.  

 

02/07/2009

 

Christian Saint-Paul reçoit pour la seconde fois le poète Jean-Pierre CRESPEL venu de Paris. En préambule, cet auteur familier de ce site tient à rendre hommage à Henri MESCHONNIC qui est décédé le 15 avril 2009. Né à Paris en 1932, agrégé de lettres, cet universitaire professeur de littérature et linguiste est l’auteur d’une œuvre abondante, à la fois dans la création poétique, mais aussi dans la théorie de l’écriture et du langage et de la traduction. Pour Meschonnic, ce qu’il appelle « La poétique » est une pratique théorique, inséparable d’une écriture qu’il a proposée dans sa traduction des Cinq Rouleaux de la Bible. En effet, il n’y a pas lieu pour lui, de disjoindre le signifiant du signifié ni l’oral de l’écrit.

Jean-Pierre CRESPEL lit un extrait du livre d’ESTHER de Henri Meschonnic paru aux éditions Gallimard en 1970.

Puis CRESPEL explique sa démarche qui l’a conduit à écrire « L’Alphabet du Royaume » (livre d’artiste publié en 1999 chez GRAVOS PRESS illustré par Erik BERSOU) qui est l’expression de 22 tableaux inspirés par les 22 lettres hébraïques dans leur interprétation (selon le Talmud et le Zohar) sur l’exil à Suse en Perse à l’époque d’Assuérus. C’est l’occasion pour CRESPEL de  raconter cette épopée par ses poèmes sur la constance, la beauté, la bienveillance, la foi d’Esther, fragile et déterminée, forte et attentive, qui sauve son peuple.

Lecture des 22 poèmes par Christian Saint-Paul.    

 

 

 

 

 

 

25/06/2009

 

 

Christian Saint-Paul exhorte les auditeurs à se rendre le vendredi 10 juillet à Montolieu (11) au foyer Jean Guéhenno pour assister à l’entretien de Jacques Issorel : « Antonio Machado et Manolo Valiente, deux destins parallèles » et à 18 h 30 à la projection du film de José Jornet : « Le voyage de Joan Jordà ». Saint-Paul fût, en effet l’ami de Manolo Valiente pour lequel il écrivit un texte à sa mort dans un recueil constituant un n° de la revue Encres Vives « Pour ainsi dire ». Une émission sera d’ailleurs prochainement consacrée à Manolo VALIENTE. Quant à JORDA, son énorme travail fût toujours salué dans cette émission et cet artiste est aussi un ami cher de Saint-Paul. Une manifestation à ne pas manquer !

 

Saint-Paul annonce ensuite la parution du livre « L’instant le poème » de Faraz ABADI et Michel ECKHARD ELIAL paru au Centre Ethique (www.centreethique.com) Michel Eckhard Elial est cet auteur traducteur qui dirige la revue LEVANT et les éditions du même nom. Des précisions sur ce dialogue poétique partagé que constitue « L’instant le poème » ainsi que le bulletin de commande figurent ici, sur ce site, à la rubrique « Evènements ». A lire !

Puis Christian Saint-Paul reçoit Paul ARRIGHI pour poursuivre l’émission consacrée à « Silvio TRENTIN, devant les poètes, Lauro de BOSIS et Giacomo LEOPARDI ». Paul ARRIGHI, historien, auteur de « Silvio TRENTIN un homme en résistance 1919 1943 » paru aux nouvelles éditions Loubatières (voir rubrique Evènements) explique, après avoir rappelé quels furent ces deux destins exceptionnels avec sa fougue communicative, quels liens pouvaient unir deux personnalités aussi contradictoires en apparence que Trentin et Léopardi.  Un lecture d’un petit texte de Léopardi est lu par Saint-Paul. La richesse du sujet est telle que Paul ARRIGHI communiquera un texte inédit sur ce sujet, qui sera mis en ligne très prochainement et à la disposition de nos visiteurs.

 

18/06/2009

 

 Christian Saint-Paul reçoit le poète Jean-Pierre CRESPEL qui était invité, la veille à une soirée poésie qui s’est tenue à l’Ostal d’Occitania, rue Malcousinat à Toulouse qui célébrait l’activité incessante depuis 1960 de l’écrivain, poète, éditeur Michel COSEM en présence de quelques uns de ses auteurs : Monique-Lise COHEN, Gilles LADES, Annie BRIET, Christian SAINT-PAUL.

 

Jean-Pierre CRESPEL né à Paris, diplômé de philosophie et d’esthétique, a publié une quinzaine de recueils et collabore avec de nombreuses revues de poésie. Il est membre du comité de rédaction de la revue LEVANT (voir rubrique Evènements Actualité). Des textes de cet auteur figurent aussi sur ce site à la rubrique « quelques textes » à la lettre C  Crespel.

CRESPEL s’entretient avec Saint-Paul et explique ce qui motive sa démarche créatrice. Ce parisien, d’origine normande est attiré par l’Orient qui lui a inspiré une grande partie de son œuvre. Vivant dans une mégapole il lui est vital de retrouver la mer ou l’océan chaque été pour se fondre dans son immensité. Jean-Pierre CRESPEL lit des extraits de son recueil « Lumière et mémoire » 97 pages 12 € Klamba Editions. Poétique, pathétique, la langue est presque sibylline, ésotérique, dessinée à la pointe du silex ; une plume solide, qui saisit les moments, les instants, les couleurs les gestes et les mouvements avec la vigueur d’une poigne originelle. Selon son éditeur il use de mots presque rugueux pour créer des images feutrées qu’il caresse avec énergie…

Ce recueil rassemble des textes parus dans des revues à diverses époques, que CRESPEL a repris, parfois remanier. Il lit un texte qui servit de poème préface à un recueil de Saint-Paul dans les années 1980. Lecture alternée aussi avec Saint-Paul.

Crespel s’est engagé à revenir pour une prochaine émission. Un poète à lire de toute nécessité !

 

 

 

 

11/06/2009

 

Christian Saint-Paul signale la parution du n° 101 de la revue « FRICHES » Cahiers de Poésie Verte  Le Gravier de Glandon 87500 Saint-Yrieix  abonnement 25 € (chèque à Cahiers de Poésie Verte) très fortement recommandée par l’émission « les poètes », consacré en particulier à Georges SAINT-CLAIR avec des textes entre autres de Cédric Le Penven, Odile Caradec, Lucien Wasselin, Christian Le Roy etc. et des critiques de recueils et de revues. Une des meilleures revues de poésie de notre époque, dirigée par Jean-Pierre THUILLAT qui publie également un livre : Bertran de Born Histoire et légende aux éditions Fanlac (24€) mais que l’on peut commander directement à l’adresse de la revue. A travers cette biographie originale , c’est l’histoire de la grande Aquitaine d’Alienor et celle de Richard Cœur de Lion qui renaît sous nos yeux sous la plume passionnante de J.P. Thuillat.

Christian Saint-Paul reçoit Paul ARRIGHI  historien, auteur de « Sivio TRENTIN un homme en résistance 1919-1943 » paru aux nouvelles éditions Loubatières. (voir rubrique « Evènements Actualité » le descriptif de l’ouvrage). Paul ARRIGHI brosse un panorama de la vie de l’italien Silvio Trentin (1885  1944) professeur de droit à Venise et député en 1919 qui se réfugia en Gascogne dès 1926, quitta Auch pour Toulouse en 1935 où il fonda une librairie 46 rue du Languedoc, se rendit à Barcelone au côté du docteur Camille Soula pour soutenir les républicains catalans, accueillit en 1939 ses compagnons d’exil espagnols après la « retirada », fonda le 1er réseau de résistance à Toulouse « Féderer et libérer » , regagna l’Italie qu’il croyait prête à se libérer en 1943 et mourut en prison en 1944.  Silvio TRENTIN homme de grande culture écrivit sur les poètes Léopardi et Lauro de Bosis. Arrighi raconte ce que fût l’aventure tragique romantique du poète Lauro de Bosis qui jeta son avion « Pégase » dans la mer pour protester contre la violence du système fasciste en vigueur.  Une autre émission dans un proche avenir viendra compléter celle-ci car la vie exemplaire de Silvio TRENTIN et sa reflexion sur l’œuvre de Giacomo Léopardi ne put être relatée dans le temps limité de cette première émission. A suivre donc.

 

04/06/2009

 

Christian Saint-Paul signale la parution du n° 32 de la revue Nouveaux Délits Revue de poésie vive et dérivés (5 € à commander à Cathy Garcia 46330 Saint-Cirq Lapopie). Lecture salutaire fortement recommandée ! Voir dans notre rubrique Evènements Actualité.

L’émission est consacrée ensuite à Claude VIGEE venu présenter à Toulouse son dernier livre « Mélancolie solaire » Edition d’Anne Mounic paru aux éditions Orizons (312 pages 29€) Voir détails de cette publication à la rubrique « Evènements Actualité ».

Christian Saint-Paul expose la vie exceptionnelle de ce grand sage de la poésie, grand initié de la vie, illuminé de ses étincelles intérieures qui jaillissent comme un feu de joie pour ceux qui bénéficient de sa présence et de sa parole vive. Lecture de quelques extraits du livre, en particulier les poèmes écrits après la disparition d’Evy sa femme, qui fût sa compagne plus de soixante ans. Claude Vigée est lié à l’histoire littéraire et à l’Histoire de Toulouse où il fonda en 1941, étudiant en médecine, l’Armée Secrète Juive.

                                                     A lire de toute nécessité !

 

28/05/2009

 

Dans le cadre de l’année Jaurès, Christian Saint-Paul reçoit Jordi BLANC écrivain, professeur de philosophie et d’économie et directeur des éditions Vent Terral dont le siège est dans le Tarn à Valence d’Albigeois.

L’entretien de 45 minutes porte sur la vie de Jaurès dans notre pays d’Oc, et plus particulièrement sur son engagement philosophique et son œuvre en ce domaine spécifique. Jordi Blanc a réalisé sa thèse de doctorat d’Etat sur l’œuvre philosophique de Jaurès et a publié divers ouvrages dont vous trouverez les références dans notre rubrique « actualités » à la date du 18/05/2009. A lire absolument la synthèse de la thèse qui se lit d’une traite : « Jaurès philosophe » éditions Vent Terral  93 pages 7€.

 

 (VOIR DOC)

 

14/05/2009

 

Christian Saint-Paul rappelle qu’à Toulouse, l’année 2009 est l’année Jaurès, que Radio Occitania participe aux animations par la diffusion d’émissions particulières. C’est ainsi que bientôt il accueillera Jordi BLANC auteur de plusieurs ouvrages sur Jaurès et en particulier de « Jaurès philosophe » éditions Vent Terral 7€.

L’année 2009 étant aussi consacrée à l’évocation de la Croisade des Albigeois qui débuta en 1209, l’émission fait référence au bûcher de Montségur, emblématique de cette sinistre période qui a bouleversé tous les pays de langue d’oc.

Saint-Paul fait écouter le chant de Claude MARTY « Montségur » en langue d’oc.

Puis, Cédric rédacteur en chef de radio occitania lit de René NELLI « l’Ode à Montségur » long poème en langue d’oc. Saint-Paul en lit la traduction ; il cite ensuite NELLI dernier poète de génie de notre culture occitane, sur sa conception de l’amour : « Dans l’amour, l’homme oublie qu’il est un être borné ». Suivent quelques textes, dont un poème en hommage au Lauragais.

 

 

07/05/2009

 

Christian Saint-Paul invite les auditeurs à se rendre à CARCASSONNE au Centre Joë Bousquet 53 rue de Verdun admirer l’exposition qui se terminera le 30 mai 2009 du peintre et sculpteur Joan Jordà ; le samedi 16 mai aura lieu une rencontre avec Joan Jordà de 15 h à 18 h qui sera entouré de ses amis poètes et musiciens et écrivains qui évoqueront son œuvre. Par ailleurs, du 11 avril au 30 septembre 2009 Joan Jordà expose ses œuvres sur papier à Montolieu à côté de Carcassonne au Musée des Arts et Métiers du Livre rue de la Mairie  (04 68 24 80 04).

Puis Saint-Paul reçoit l’écrivain Philippe Saüc pour la parution de son nouveau roman : « S’en fout la mort » publié aux éditions « cardère » www.cardere.fr  123 pages 16€.

Philippe Saüc qui a passé son enfance dans le Tarn et Garonne choyé par ses parents enseignants, vit à Toulouse où il est sociologue de profession. Il a vécu quelque temps dans le Couserans en Ariège où il a pu, entre autres, exercer ses talents de conteur. Passionné par la vie des peuples dans ce qu’ils ont d’unique et d’universel, ce sociologue a longtemps séjourné en Afrique, au Wulli, ancien petit royaume du Sénégal oriental, où il a partagé la vie quotidienne des villageois. Mais Il demeure très attaché aux montagnes pyrénéennes qu’il parcourt plusieurs années comme facteur, puis comme « enquêteur sociologique » ; parallèlement, il développe entre autres une activité de conteur où il prend grand plaisir à mélanger les langues (occitan, maninga, wolof, russe, castillan, français, anglais…). De ses pérégrinations, Philippe Saüc ramènera un premier roman : « Itinéraires d’un facteur rural (L’Inédite 1996) et à son retour d’Afrique, un second roman : « Na, Lam » aux éditions « cardère » ; il avait été l’invité alors de notre émission pour présenter ce roman (voir émission du 11/09/2008).

L’Afrique est toujours présente dans son dernier roman et le titre lui-même est emprunté au nom que l’on donne à certains petits bus collectifs que Saüc a pratiqués pour des voyages épiques, bus chargés au-delà du raisonnable, mais qui circulent, imperturbables face au danger. Saüc raconte sans rien dévoiler de l’intrigue du roman, qu’il s’agit du récit du parcours initiatique très particulier du héros : Pierre Cassé, trop bon élève qui décide de « bondir vers l’Afrique sauvage ». C’est Freetown en Sierra Leone la destination de Pierre Cassé et le roman se situe, non plus comme dans le roman précédent « Na, Lam » dans la brousse, mais dans l’urbanité agressive d’une Afrique en marche vers sa modernité. Philippe Saûc lit des extraits du livre, qui révèlent un ton très alerte, rapide, qui suscite immédiatement l’intérêt pour l’histoire elle-même, tout en permettant ces digressions qui émaillent le récit et nous éclairent mieux sur l’Afrique, Pierre Cassé et l’auteur qui se livre ainsi en filigrane.  

Saüc reprend ses lectures d’extraits du livre, conservant intacte l’énigme de la finalité du roman qu’il importe maintenant de lire.

http://blog-dominique.autie.intexte.net/blogs/index.php/2008/01/29/

 

 

30/04/2009

 

 

L’émission est consacrée à l’audition du premier poème radiophonique écrit par Christian SAINT-PAUL en 1967 puis augmenté pour une dernière édition (il y en eut 3) en 1979.

Ce long poème narratif est nourri des pérégrinations de l’auteur dans les années soixante et soixante dix. C’est ainsi qu’à propos de l’île Ibiza il est fait allusion au paquebot « LAMORICIERE » qui venait d’ALGER via la France et sombra aux larges des Baléares. Il y avait à son bord la femme du poète Max-Pol Fouchet, Jeanne Fouchet. Max-Pol Fouchet vit dans le nom du paquebot « Lamoricière » le présage du futur désastre : « la mort ici erre ».

Saint-Paul évoque aussi CAMPANYS à propos de BUENOS AIRES. Il s’agit d’un professeur de linguistique à l’Université de Paris qui est le neveu du président de la Députation de Catalogne qui, sous le régime de Vichy, fut extradé de France pour être fusillé par les franquistes. Ce professeur et l’auteur parcoururent ensemble la ville de Buenos Aires en 1976.

Vers la fin du poème Saint-Paul à propos du Maroc, déclare qu’avec son compagnon de voyage, « ils provoquèrent le déluge sur les oueds en délire » ; en décembre 1969 et janvier 1970, l’auteur fut guidé au Maroc par le poète Michel Bocquet, originaire des lieux et il y eut à cette période d’importantes inondations.

Ce poème radiophonique est dédié au poète disparu Claude SAGUET qui, le premier a encouragé sa publication. L’auteur d’ailleurs dans ce texte dit son attachement à ce poète qui fut si longtemps son ami familier. Il évoque aussi la figure du poète Michel Eckhard, indéfectible compagnon de la première heure, qui est aujourd’hui le directeur de la revue LEVANT.

 

 

23/04/2009

 

 

Christian Saint-Paul annonce la parution aux éditions SOC & FOC de « La Chair des Jours » vingt-et-un poèmes d’Annie BRIET d’après vingt-et-un tableaux de Louttre.B (12€). (Voir rubrique « actualités » sur cet ouvrage). Petite merveille à avoir vite chez soi.

L’émission est ensuite consacrée à Djalila DECHACHE jeune écrivaine à la croisée de plusieurs cultures comme aime cette radio : radio-occitania. Djalila DECHACHE attachée culturelle en Seine Saint-Denis participe depuis de nombreuses années à des récitals poétiques. Ayant appris l’arabe classique et dialectal, elle se définit comme habitant toutes ses langues, le français, l’arabe mais aussi dit-elle, sa langue de la petite enfance et sa langue de l’écriture. C’est précisément cette dernière que Saint-Paul nous fait écouter en lisant des textes de son recueil : « Commencements » qui trahit une posture du quotidien chargée de fortes émotions. Lucide jusqu’à la clairvoyance douloureuse, la voix de Djalila crie un monde que nous reconnaissons sans détour pour l’avoir éprouvé malgré nous. Scènes de la vie quotidienne, découverte fortuite du destin de l’autre dans ce qu’il laisse entrevoir au regard aigu de l’amour du prochain. Une grande tendresse éclaire les pages de ce recueil dont on ne sort pas indemne.

(Illustré de calligraphies de Ghani Alani, maître calligraphe héritier des écoles de Bagdad et de Turquie)

Éditions MARSA 70 pages 13 €  

 

 

16/04/2009

 

 

Christian Saint-Paul annonce pour les auditeurs ariégeois qui peuvent écouter l’émission en direct par Internet (voir sur ce site   )  que le romancier Philippe Saüc présentera son dernier livre : « S’en fout la mort » à la librairie La Mousson à Saint-Girons le samedi 25 avril 2009 de 10 h à 12 h 30 (pour en savoir plus, à l'avance : http://www.cardere.fr/

L’émission est ensuite consacrée à Daniel FANO. Ce poète, né en 1947 a publié dès 1973 des recueils de poésie chez l’éditeur « Le Castor Astral » en particulier « Chocolat bleu pâle », « La nostalgie du classique » et « Comme un secret ninja ». Poésie du quotidien décalé, documentaire ; les textes de Fano rendent compte de notre époque car elle colle au présent. Poésie témoignage qui laissera sa trace de cet aujourd’hui qui changera. Poésie sans fard, sans compromis avec la réalité crue qui tue les illusions. Le monde peut-être est en train de disparaître sous nos yeux, ce monde ancien qui nous a façonnés dans notre terrible finitude. Lecture de textes extraits de « Comme un secret ninja » (Le Castor Astral 13€)  

 

09/04/2009

 

Emission dans les deux langues : oc et française réalisée conjointement par Christian Saint-Paul et

Olivier LAMARQUE.

Découverte de ce jeune poète occitan qui fait partie de la nouvelle génération de créateurs qui entérinent la culture occitane dans un ferment universel qui marquera le siècle. Lecture de poèmes d’Olivier Lamarque et d’autres poètes occitans.

 

 

02/04/2009

 

 

L’émission est consacrée au poète Jean-Pierre CRESPEL (voir « actualités » et « quelques textes »). En effet, celui-ci a autorisé radio occitania et l’émission « les poètes » à reproduire un de ses recueils : Southern Blues sur ce site et à le lire à l’antenne. Ce que fait Christian Saint-Paul. En préambule « Georgia » de Ray Charles est diffusé à l’antenne. En effet, SOUTHERN BLUES est un Hommage au créateur de STRANGE FRUIT, LEWIS ALLAN et à BILLIE HOLLIDAY  qui en interprétant ce blues, ont dénoncé la pratique du lynchage dans les états du Sud des Etats Unis, bien après l’abolition de l’esclavage et ont ainsi permis aux citoyens américains de prendre conscience de ces pratiques révoltantes et barbares. La personnalité de BILLE HOLLYDAY et son interprétation de STRANGE FRUIT ont mis un coup d’arrêt définitif à ces meurtres perpétrés par les blancs envers le peuple noir, en toute impunité, puisqu’une loi inique les y autorisait. Ainsi fut abolie la loi de William LYNCH, qui remontait à la guerre d’Indépendance. STRANGE FRUIT fut interprétée depuis par de nombreux et de nombreuses personnalités du Jazz et de la chanson et notamment par Nina SIMMONS et plus récemment par le chanteur STING. C’est de nouveau un chant de RAY Charles qui conclut la lecture de ce texte. Dans la dernière partie de l’émission, Saint-Paul lit des textes d’Henry COLOMBANI né en 1943, poète discret engagé dans l’action sociale et humanitaire, puis un poème de Paul MATHIEU, poète belge né en 1963 qui est aussi historien et linguiste.

 

 

26/03/2009

 

 

Christian Saint-Paul annonce la parution attendue du livre de Michel COSEM : Peire Vidal, L’histoire tumultueuse et incroyable, mais vraie, d’un grand troubadour toulousain de l’Occitanie à la Terre sainte, au XIIIe siècle. (Aux côtés de Richard Cœur de Lion et de Philippe Auguste).

(Voir notre rubrique « actualités » du 20 / 02 / 2009). Lecture d’un court extrait de ce roman qui nous éclaire sur la vie dans le pays d’oc au 13ème siècle et sur la pratique de l’amour courtois. Editions Pierregord 20 €.

Il lit ensuite un extrait du roman de Philippe Saüc  S’en fout la mort paru aux éditions Cardère 16€ (voir rubrique « actualités ») et recommande aux auditeurs de commander ce livre original. L’auteur sera invité à une prochaine émission.

Il rappelle que le livre consacré à notre « grand » poète du Sud, Gaston PUEL par Eric Dazzan aux éditions Vanneaux est disponible en librairie et qu’il est impératif de le lire pour mieux cerner la démarche fraternelle de ce poète qui illumine la poésie de son temps et entretient des relations très intimes avec les arts plastiques. Gaston PUEL était présent au vernissage de l’exposition de Joan Jordà à Carcassonne au Centre Joë Bousquet.

L’émission est ensuite consacrée au poète Lionel RAY qui sera le vendredi 27 mars 2009 0 20 H 30  l’invité des journées poésie de l’association ARPO à Albi.

Saint-Paul brosse une rapide biographie de cet auteur très reconnu né en 1935, agrégé de lettres modernes, dont Aragon salua la venue dans la poésie française des années 1970 comme « un évènement poétique considérable ». Son œuvre est riche de plus de 16 recueils à ce jour. Elle exprime la fascination pour ce qui « se défait » dans une modernité toujours accessible. Avant de prendre le pseudonyme de Lionel RAY, Robert Lorho, c’est son nom d’état civil avait tout de même déjà obtenu le prix prestigieux de poésie, le prix Apollinaire en 1959 pour son recueil «Légendaire ». Après un rapide commentaire sur la démarche métaphysique de cet universitaire poète, Saint-Paul lit des extraits du recueil « Matière de nuit » paru chez Gallimard.    

 

19/03/2009

 

 

 

En hommage au fabuleux travail d’Eric FRAJ qui fait paraître 2 CD (voir rubrique « actualités ») Christian Saint-Paul annonce que ce chanteur aussi à l’aise dans la langue d’oc, le catalan, l’espagnol et le français, va se produire à Ramonville Saint-Agne près de Toulouse, au Havana Café (voir « actualités »). Audition de « Esperando el alba ».

Saint-Paul annonce ensuite que le peintre et sculpteur Joan Jordà expose ses œuvres à Carcassonne à la Maison des Mémoires, Centre Joë Bousquet, 54 rue de Verdun, du 20 mars au 30 mai 2009 (voir « actualités »).

Saint-Paul rappelle quelle place considérable cet artiste occupe dans l’art contemporain ; qu’il est emblématique de la force de la culture à Toulouse qui a su profiter de cet apport brillant des réfugiés républicains espagnols en 1939.

Saint-Paul brosse la vie exemplaire de Jordà, indique que cet artiste a illustré des œuvres poétiques, en particulier celle de Miguel Hernandez, un recueil publié aux éditions Sables : Fils de la lumière et de l’ombre. Lecture de textes extraits de ce recueil. Lecture de textes d’Hernandez extraits de : L’éclair sans cesse dans la traduction de Pedro Héras.

En hommage à Joan Jordà qui est né en Catalogne, Saint-Paul consacre le reste de l’émission au poète catalan de Perpignan Patrick GRIFEU, fils de réfugié républicain espagnol et qui écrit dans les deux langues catalane et française. Lecture de textes extraits de Barcelone sans date aux éditions du Rocher.

L’exposition de Jordà à Carcassonne est à voir pour tous ceux qui peuvent se rendre dans cette ville.

 

 

 

12/03/2009

 

 

Après avoir annoncé qu’un hommage serait rendu à Charles MOULY à l’Ostal Malcousinat siège de la Convergence Occitane, 11 rue Malcousinat à Toulouse le mercredi 18 mars à 20 h 30, et fait écouter une chanson en langue d’oc de Claude MARTI, Christian Saint-Paul reçoit Pierre ESCUDE, essayiste, spécialiste de l’histoire littéraire et de la littérature occitane, maître de conférences à l’UIFM de Toulouse en occitan et didactique des langues romanes, qui vient de publier aux éditions PRIVAT à Toulouse :

 Pèire GODOLIN Œuvres complètes  Edition commentée et traduction intégrale (416 pages 24€).

La parution de cet ouvrage s’inscrit dans la lignée des publications de l’œuvre de GODOLIN (1580 – 1649) depuis 1617.

Celle-ci respecte la graphie orthodoxe de la langue d’oc est entièrement traduite en français et les textes sont commentés ce qui la rend parfaitement intelligible à tous les lecteurs, érudits d’Histoire et de la culture occitane ou simples amateurs. Sa présentation réussie, sa lecture facile, la pédagogie des commentaires d’Escudé font de ce livre un régal aujourd’hui accessible à tous les curieux de cette littérature en langue d’oc qui s’érige en véritable modèle de civilisation.

Pierre ESCUDE rappelle le contexte historique dans lequel est née cette œuvre emblématique qui sera considérée comme essentielle par Frédéric MISTRAL prix Nobel de littérature. Il explique l’ambivalence des poèmes de GODOLIN qui révèle une force créative exceptionnelle. Il s’entretient longuement avec Saint-Paul sur le contenu particulier du Ramelet Mondin publié dès 1617 et qui dépeint une société toulousaine se débattant dans une époque baroque et trouble mais qui est décrite avec cette justesse de vue qui signe l’universel. Un personnage immense que ce GODOLIN qui a su traverser les siècles pour nous interpeller avec autant de véhémence qu’à l’origine. A lire pour mieux comprendre une époque et ses mœurs qui éclairent toujours les nôtres.

 

05/03/2009

 

 

 

Christian Saint-Paul au nom de l’équipe de Radio Occitania et de l’émission « les poètes » présente ses condoléances à la famille et aux nombreux amis de CHARLES MOULY qui a été enterré mercredi 4 mars à Compolibat dans l’Aveyron où il était né le 19 mars 1919. Le père créateur de Catinou et Jacouti était un conteur, un chanteur, un dessinateur, un comédien, un journaliste qui a marqué d’une façon indélébile les 60 dernières années de la vie dans nos terres de ce pays d’Oc qu’il affectionnait tant. Aujourd’hui il entre dans la légende d’un homme de grande culture qui faisait le bien par le rire et l’amitié.

Saint-Paul rappelle ensuite que depuis le mois de février, les œuvres complètes de GODOLIN dans une édition commentée et traduite intégralement par Pierre ESCUDE sont disponibles aux éditions PRIVAT 24€ / 416 pages. L’émission de la semaine prochaine lui sera consacrée.

Enfin Saint-Paul signale la parution très récente d’un ouvrage très attendu :

le Gaston PUEL dans la collection «Présence de la poésie » aux éditions des Vanneaux par Eric Dazzan 15€ 196 pages. A lire de toute urgence ! Bien sûr l’émission « les poètes » reviendra sur cette œuvre du poète le plus remarquable du sud de notre pays et parmi les plus « grands » de nos contemporains.

Ensuite l’émission est consacrée à la poursuite de la lecture des textes de Benjamin FONDANE entreprise la semaine dernière. Avant cette lecture Saint-Paul commente cette démarche originale, en particulier celle ayant trait au mythe de l’errant et d’Ulysse.

 

 

26/02/2009

 

 

Christian Saint-Paul rappelle qu’en février 2008 décédait une figure parmi les plus prometteuses de la poésie espagnole, l’écrivain et poète Pedro HERAS ; son œuvre est brève pour cet artiste fauché en pleine course, mais d’une intensité littéraire exceptionnelle. Il serait regrettable que ce génie ne soit pas reconnu à sa dimension. La revue LEVANT cahiers de l’espace méditerranéen qui a son siège à Montpellier lui a rendu hommage dans son numéro 9, en publiant des extraits de « poemas del argonauta » « poèmes de l’argonaute » qui sont lus à l’antenne. Saint-Paul évoque la traduction inégalée du livre de Miguel HERNANDEZ « el rayo que no cesa » « l’éclair sans cesse » que fît Pedro HERAS accompagnée de sa préface d’une grande lucidité sur cette œuvre métaphysique majeure de ce poète connu par ailleurs pour ses textes politiques. A lire absolument comme tous les ouvrages de Pedro Heras que vous trouverez avec un bon de commande à imprimer dans notre rubrique « quelques textes » à la lettre H  Heras.

L’émission est ensuite consacrée à Benjamin FONDANE (1898 – 1944) philosophe, écrivain, essayiste et poète roumain qui a une œuvre considérable en langue française. Dans le détail, Saint-Paul évoque la vie de cet artiste hors du commun né en Moldavie, disciple du philosophe Léon Chestov, qui dirigea une troupe de théâtre, vécut en France dés la fin de l’année 1923, travailla à la Compagnie d’Assurances L’Abeille, publia essais et poésie, fût arrêté avec sa sœur Line comme juifs, fût avec elle internée à Drancy et refusa d’en sortir sans elle pour être ensemble assassinés à Auschwitz-Birkenau en octobre 1944.

Saint-Paul lit des extraits de « Le mal des fantômes » après avoir rapidement expliqué la genèse de cette œuvre symbolique de Fondane qui écrivait la révolte et le goût de vivre mêlé au sens de la mort.   

 

 

19/02/2009

 

Christian Saint-Paul annonce la parution des trois derniers numéros d’Encres Vives le 366ème : Anne MOUNIC « Cobra sous le chant, médusé, dansant, conquis pour un instant… » ; le 367ème : Georges CATHALO « A l’envers des nuages » ; le 368ème Francesca Y. CAROUTCH « Naissance quotidienne ». Chaque numéro 6,10€, abonnement annuel 34 € pour 12 volumes à commander à Encres Vives 2 allée des Allobroges 31770 Colomiers. L’émission « les poètes » reviendra sur ces publications importantes dans les semaines à venir. A signaler également la toute dernière parution d’un numéro spécial d’Encres Vives (n°369) consacré exclusivement à l’œuvre du poète, romancier et essayiste Jean BILLAUD.

Puis Saint-Paul reçoit une invitée attendue depuis des années, qui enfin sort de sa discrétion naturelle,

 Annie BRIET poète, auteure de récits, parfois critique pour des revues de poésie, professeur de lettres, née en Champagne mais qui a eu sa révélation poétique lors de son immersion dans les terres du Lot où elle séjourne régulièrement. Elle explique comment elle est « entrée en poésie » dans ces paysages dans lesquels elle s’est fondue comme si elle leur avait toujours appartenu. De cette fusion avec cette terre va naître une œuvre qui ensuite lui permettra d’écrire ailleurs et sur d’autres lieux. Car Annie BRIET est véritablement le poète du lieu, de l’enracinement de la pensée à partir d’un ici qui la fascine et la réduit au silence ; de cette méditation active jaillit le poème ou le roman forgé avec force dans ce silence préalable. Aucun artifice dans cette œuvre qui fait corps avec les lieux traversés, les plantes identifiées, les oiseaux repérés à leurs chants et à leur beauté. La Nature chez Annie BRIET est sereine, familière et même bienveillante. Le monde est habitable dans une joie intérieure, interne dirait René Guy Cadou, qu’elle communique avec sa générosité indéfectible. Toute son œuvre rassure, nous réconcilie avec les lieux et donc avec nous-mêmes. Sa dernière création «La chair des jours, poèmes d’Annie BRIET sur des peintures de Louttre B. » est un travail d’écriture de « correspondance » entre le poème et le tableau de ce peintre singulier qui réside aussi dans le Lot ; bien sûr les œuvres de Louttre B sont presque toujours des paysages. Ce livre dont l’émission « les poètes » reparlera paraîtra en avril ou mai aux éditions Soc et Foc  (www.soc-et-foc.com).

Saint-Paul fait lire Annie BRIET longuement des extraits de ses publications pour que les auditeurs s’imprègnent de ce bonheur.

 On peut donc écouter des passages de « Désir de Lot » aux éditions La Lauze, de « Fresque tressée de fleurs » publié Aux Amis de la Poésie de Bergerac, de « Eveil des feuilles et des racines » Encres Vives, de « Dans le cercle des saisons, recueil de poèmes avec des commentaires et des exercices poétiques réalisés par l’auteur » Pluie d’étoiles édition 2000, de « Bruire comme l’arbre » Encres Vives collection Encres Blanches, de « Pierres de patience » Encres Vives, de « Arc-en-ciel d’oiseaux » ouvrage d’art illustré par Philippe Devaine aux éditions Du Rocher (16,90€).

 

 

12/02/2009

Michel COSEM

 

Christian Saint-Paul annonce un évènement attendu depuis des lustres et qui est un bienfait pour l’essor de la pensée occitane : la parution des œuvres complètes de l’auteur du Ramelet Mondin, le poète toulousain Pière GODOLIN ! L’ouvrage publié par les éditions Privat de Toulouse  (416 pages pour seulement 24 € !) est le fruit du travail de Pierre ESCUDE qui a traduit et commenté tous les textes, répondant là aux vœux de tous les amoureux de Toulouse et de la culture occitane dont GODOLIN demeure le paradigme. Pierre Escudé avait déjà publié aux éditions Loubatières un petit ouvrage sur Godolin (voir émission du 25/01/2007 plus bas). Il sera prochainement notre invité pour nous faire partager son admiration pour celui qui nous a légué son « bouquet toulousain » qui va bien au-delà d’un florilège de poèmes.

L’émission est ensuite consacrée à Michel COSEM que reçoit Saint-Paul dans la joie de retrouver cet infatigable écrivain qui a à son palmarès une vingtaine de romans et peut-être une centaine de recueils de poésie.  Mais cette activité débordante ne l’a pas empêché d’être l’éditeur depuis 1960 de la revue Encres Vives (2 allée des Allobroges 31770 Colomiers abonnement 12 volumes 1an 34€) et des éditions du même nom. Ce poète salué par Robert Sabatier comme « le poète du bonheur intérieur » a reçu le prix Artaud et le prix Malrieu en poésie. Selon le poète et critique Gilles LADES il est un « voyageur contemplatif dans l’aveuglant paradis ». Enraciné à Toulouse et à la pensée occitane dont il a été un des premiers dans les années soixante à faire l’éloge en publiant une anthologie de la poésie occitane, cet ami de notre maître René Nelli, présente son dernier recueil de poèmes « A l’orée du jour » (L’Arbre à paroles éditeur 89 pages 12€) ; des textes d’une simplicité envoûtante qui captent la vie ordinaire dans ce qu’elle recèle de toujours mystérieux presque au sens religieux du terme, du moins dans sa signification métaphysique. Lecture de quelques extraits du recueil.

Puis Saint-Paul évoque un des ouvrages qui va être, cette période, un livre phare pour l’évocation du 800éme anniversaire de la Croisade des Albigeois : « Les plus grands troubadours » aux éditions Cairn 103 pages 15 €. Cosem s’explique sur son travail sur les troubadours et évoque Peire VIDAL auquel il vient de consacrer un livre « Les vies multiples du troubadour Peire Vidal » roman aux éditions Pierregord  (20€).

Enfin Michel COSEM aborde le thème de son avant dernier roman : « Justine et les loups » publié chez De Borée 307 pages 17,50€. Cette fois-ci ce grand conteur nous entraîne dans une envoûtante histoire de loups sur l’Aubrac qui le fascine par sa beauté sauvage et mystérieuse. Dans ce roman, Cosem a semé quelques uns de ses poèmes qui émaillent le récit comme pour apaiser l’intrigue. Il lit quelques uns de ces poèmes.  

 

05/02/2009

 

 

Christian Saint-Paul lit un extrait du recueil de Michel DRUEZ « Proses café avec supplément dames » paru aux éditions Par Mots & Parchemins à commander 16 rue Latapie 64000 Pau 12€. Il lit ensuite les extraits de « La toilette du mort » de Werner Lambersy  parus dans l’excellente revue de poésie vive et dérivés « Nouveaux Délits » 5€ à commander chez Cathy Garcia Létou   46330 Saint-Cirq-Lapopie. Enfin, il rappelle que la poésie méditerranéenne est au centre de la poésie qui se vit, s’écrit et se pratique en Occitanie, que René Nelli a ouvert la voie et qu’il faut être partie intégrante de cette création en marche autour des rives de notre mer Méditerranée. Il faut donc s’abonner à la revue LEVANT 14 rue des Arbousiers, 34070 Montpellier   espacedulevant@voila.fr 2 numéros 40€ le n° 25€. Saint-Paul lit des poèmes de Salah Al Hamdani, poète iraquien qui vit à Paris et dont l’émission « les poètes » a souvent parlé.

Saint-Paul annonce ensuite qu’il lira pour la librairie Ombres Blanches le jeudi 12 février 2009 à 18 h rue Gambetta à Toulouse dans le cadre des lectures de poètes organisées par Henri Heurtebise et sa revue Multiples, les textes de Gustave ROUD poète suisse (1897  1976) dont il résume en quelques minutes la vie et l’œuvre. Puis Saint-Paul consacre le reste de l’émission au poète polonais Jerzy FICOWSKI qu’il avait abordé la semaine précédente.

 

 

29/01/2009

 

Celle qui a mis en musique les poètes contemporains (Cadou, Supervielle, Baglin, Metge etc.) avec tant de bonheur  Martine CAPLANE  adresse ses vœux de bonne année 2009 par une courte chanson de sa composition. Vous pouvez regarder sur le site de Martine Caplane qui figure dans nos liens les réalisations de cette artiste qui a consacré sa vie à la diffusion par la mise en musique de la poésie contemporaine.

Puis pour évoquer Léo FERRE ce sublime artiste, Christian Saint-Paul, pour ses auditeurs espagnols qui sont nombreux à Toulouse, fait entendre Amancio PRADA dans sa traduction espagnole de « La mémoire et la mer », enregistrement suivi aussitôt de la version française par Léo Ferré. Ce sont trois textes dits par Georges BRASSENS et non chantés que Saint-Paul diffuse en hommage à cette figure mythique de la poésie du 20ème  siècle : L’enterrement de Verlaine, Germaine Tourangelle, A Mireille, dite Petit Verglas. Puis c’est Jacques BREL qui est appelé à témoigner de toute sa pesanteur morale et historique pour illustrer l’année 2009 qui est l’année Jean JAURES auquel Brel a rendu justice, (à défaut de la République Française qui ne l’a toujours pas acquitté) avec sa force exceptionnelle. Saint-Paul signale ensuite la parution du n° 31 de la revue de poésie vive et dérivés « Nouveaux Délits » 5 € à commander à Cathy GARCIA  Létou  46330 Saint-Cirq-Lapopie. Un numéro impressionnant par sa diversité et sa puissance d’évocation d’une poésie jamais éthérée et ornementale mais en prise directe avec les forces vives et souterraines de la vie qui se veut accessible à l’Autre. Une fraternité à fleur de peau à chaque page. Il faut remonter aux années soixante, au tout début, pour retrouver ce souffle vital d’une poésie à hauteur d’homme et de femme. Saint-Paul lit un poème de Ludovic Kaspar.

Saint-Paul signale ensuite la publication du dernier ouvrage du poète Michel DRUEZ qui est un pionnier de l’équipe d’Encres Vives.

Son recueil « Proses café avec Supplément dames » préfacé par Christian Le Roy et illustré par Hamid Tibouchi, dans la collection créée par Druez « Par Mots & Parchemins » est désopilant d’humour et de tendresse. Les textes ressemblent à son auteur Michel DRUEZ qui ne se départit pas d’une ironie tendre, paravent souvent d’une mélancolie et d’une nostalgie repoussées par ce poète d’une infinie pudeur. En tout cas, cet humour est salvateur et recommandé à quiconque sans distinction de race et de religion ni de quoi que ce soit d’ailleurs ! A lire comme on prend un remède pour fortifier l’espoir. 12 € à commander 16 rue Latapie 64000 PAU.

Voulant évoquer la figure de Michel DRUEZ un vieil ami connu il y a 45 ans, Saint-Paul est gagné par l’émotion et finalement laisse le silence l’envahir, incapable de terminer le récit d’une anecdote. DRUEZ sera invité à la radio. En attendant, se reprenant comme il peut, Saint-Paul lit des extraits du recueil « Proses café  etc. ».

Pour conclure Saint-Paul évoque la figure hautement symbolique de JERZY FICOWSKI qui incarne la poésie polonaise du 20ème siècle et a été pressenti pour le prix Nobel de littérature. Lecture de poèmes extraits du recueil « Tout ce que je ne sais pas »  (éditions Buchet-Chastel poésie)

 

 

22/01/2009

 

Christian Saint-Paul reçoit Margo OHAYON, poète, écrivain qui vit à Cahors. Elle a publié pour la première fois aux Carnets des Libellules Vers la lumière, avant de publier ensuite aux éditions Encres Vives : Arc, Terre, Sillons,  Signes (en 3 volumes) et une anthologie : Lieu : Maghreb.

Et chez d’autres éditeurs : Textes d’hiver (Le nœud des miroirs) Aigrettes (Babel éditeur) Lettres à G. (Noir et Blanc). Elle va bientôt faire paraître un recueil d’aphorismes chez l’éditeur Le nœud des miroirs, et en avant première, fait l’amitié aux auditeurs de l’émission « les poètes » de venir en parler et expliquer sa démarche créative. Elle s’en entretient donc avec Christian Saint-Paul et illustre ses propos de lecture de ses aphorismes. Voici ce qu’elle résume elle-même de cette voie particulière qui s’est imposée à elle :

 APHORISME A CONTRE TEMPS

L'aphorisme est aussi vieux que l'écriture, présent depuis toujours chez les penseurs, les poètes, les sages, les hommes de dieu mystiques ou pas. Ramassé sur lui-même il est un concentré de matière verbale susceptible d'exprimer une réflexion de longue date en latence, consciente ou non dans l'esprit, qui va donner naissance, façon "Euréka",  à un éclair de voyance, lequel traversera le cerveau, tel une étoile filante, pour disparaître aussitôt sur le miroir de celui qui le contemple. L'aphorisme, si on prend le temps de s'y pencher, est un phénomène d'écriture qui recèle un imprévisible interrogateur quant aux capacités énormes de profondeur du langage. Ce microcosme, résultat d'une volte-face intérieure, semble apte à s'imposer au milieu d'une parole étendue qui dénoterait en apparence aujourd'hui sur un monde où le temps s'accélère, où l'homme peut en une même seconde démultiplier par la technique le record enregistré jadis. L'aphorisme n'est pas un genre que se donne le poète mais correspond à une adaptation de sa pensée à un nouveau rythme plus qu'à un morcellement, un goût de la série, du découpage, de la fragmentation, même si un dérèglement du rythme des choses se confonde avec par un effet de zapping dans la continuité. S'il y a un mouvement pour l'aphorisme c’est celui de la vie, de l'accueil que le poète dans l'attente lui réserve au moment impromptu de son surgissement, qui comme l'esprit ne prévient pas, s'impose et repart aussi sec laissant le récepteur sur son chantier de mise en forme pour exprimer le plus fidèlement possible ce qu'il vient de recevoir à l'improviste. L'aphorisme deviendrait, de façon contradictoire en surface, une école de la patience, un exercice autant sensible que mental, une disposition spirituelle à contre temps de ce temps décuplé qui risque de détruire la partie méditative du langage, celle qui réclame un recul, un arrêt, un suspens pour y voir.

Allons le vérifier en écoutant l’émission.    

 

Margo Ohayon  

 

 

15/01/2009

 

 

La revue de poésie « Décharge » 20 rue du Pâtis – 89130  TOUCY- (abonnement 22€ à l’ordre des Palefreniers du rêve  consacre dans son numéro 140 qui vient de paraître (6€) un dossier à l’auteur toulousain bien connu des auditeurs de Radio Occitania :

Michel BAGLIN ; c’est le poète et critique Georges CATHALO qui a confectionné ce dossier avec le talent et la méticulosité qui le caractérise. En conséquence, Christian Saint-Paul les reçoit tous deux à l’antenne dans ce studio dont ils sont aujourd’hui familiers. L’entretien reprend le schéma des articles de la revue Décharge et est émaillé d’une longue lecture de ses textes par Michel BAGLIN ; c’est ainsi que Baglin et Cathalo commentent et précisent la démarche créatrice révélée par les intervenants qui ont apporté leur témoignage. Pour Alain KEWES, Baglin est un poète de survie comme on le dit d’une ration de survie qu’il nous apporte par sa poésie « qui ne raccourcit pas les distances et n’abolit pas le temps passé » car il est « à fleur de réel ». Le réel voilà la préoccupation fondamentale de Baglin qui recherche à s’immerger dans le réel par le langage qui crée en fait ce réel qui fuit, par la marche à la rencontre de paysages dans lesquels il veut se fondre pour être partie intégrante de ce réel. C’est précisément cette idée que met en exergue Max ALHAU qui définit Baglin comme « un poète en marche ». Martine CAPLANNE qui a mis en musique les poèmes de Baglin témoigne d’une émouvante complicité avec lui dans cette étude où elle dit sa fraternité à l’auteur et son enthousiasme à le lire. Pour le poète et critique François HUGLO les formes adoptées par l’écriture de Baglin l’impressionnent mais en même temps confirment une volonté d’aboutir sans relâche dans l’identification de ce réel incernable qui part dans tous les sens comme « une gare de triage » à laquelle il finit par ressembler ; et quand on connaît l’attachement de Baglin aux trains, cette image a de quoi le combler. Le poète Bernard MAZO dont l’émission « les poètes » a parlé la semaine dernière à la suite de sa récente publication, a écrit un poème très intense sur Baglin en qui il voit « le poète obstiné ». Et tout le parcours des publications de Michel BAGLIN rend compte de cette puissante obstination qui permet à l’écriture poétique d’être portée à son plus haut niveau. Obstiné, Cathalo l’est aussi sans aucun doute dans le meilleur sens du terme ; il continue inlassablement à faire connaître le travail des poètes d’aujourd’hui quitte à s’oublier lui-même. Christian Saint-Paul espère recevoir de nouveau Georges CATHALO pour parler de l’œuvre personnelle de cet auteur. En tout cas ce numéro de Décharge est à lire sans attendre.

 

08/01/2009

 

 

 

Christian Saint-Paul en son nom et au nom de Claude Bretin qui assure la réalisation technique de l’émission « les poètes » depuis son origine et est le webmestre de ce site, souhaite une bonne et heureuse année 2009 à tous les auditeurs et à tous les internautes. Il remercie Radio-Occitania de poursuivre avec talent cette quête permanente de fraternité des peuples et des langues et d’offrir cet espace de liberté qui accueillent les poètes et aussi les écrivains et les artistes.

Il signale une des dernières parutions de « cardère éditeur » (www.cardere.fr) :d’hiver poèmes de Raphaël Merindol 111pages 15 €, très bel ouvrage intelligemment illustré par 4 artistes, poésie du resserrement ( la plupart des textes ne compte que 4 vers) mais non minimaliste, de la contemplation éthique comme malgré soi du monde : Se mirer dans l’eau n’est que chimère,/ Le seul miroir digne d’une mère/ Est le regard aimant de ses enfants/ Qui ne juge pas mais si bien défend. Les poèmes souvent prennent la forme du haïku à l’occidentale comme cela se développe chez les poètes d’aujourd’hui : Savoir du sage,/ Il n’est d’angle mort pour Dieu/ Sous le feuillage. Un ensemble très agréable à regarder tant le livre est soigné dans sa présentation et très dense à lire du fait de la concentration poussée de la parole qui s’en dégage. A lire sans hésitation pour découvrir ce poète Raphaël Mérindol.

Saint-Paul rend compte ensuite de la publication de Michel COSEM « Justine et les loups » aux éditions De Borée 320 pages 17 € : dans les vastes paysages d’Aubrac propices aux rêves et aux légendes, l’auteur tisse une histoire surprenante où l’on rencontre des personnages hors du commun, jeunes filles en fleurs, petits châtelains, paysans, bergers, montreurs d’ours, mais aussi, omniprésents la terre, les roches le ciel et les troupeaux. On entre ainsi de plain pied dans le mythe. Ce livre a reçu un très bon accueil de la critique ;  « Le plaisir que procure ce roman est violent : il accroît jusqu’au vertige notre capacité d’être au monde » (Le Magazine Littéraire).  Le même Michel COSEM en sa qualité cette fois d’éditeur et de directeur de revue de poésie vient de livrer 3 excellents numéros d’Encres Vives : 364ème Bernard MAZO « L’hostilité mortelle de l’inconnu » ; 365ème Cédric LE PENVEN « L’immobile serti de griffes » ; 366ème Anne MOUNIC « Cobra sous le chant, médusé, dansant, conquis pour un instant… ». Chaque n° 6,10 € à commander d’urgence à Encres Vives 2 allée des Allobroges 31770 Colomiers.

Christian Saint-Paul consacre ensuite l’émission à l’irlandaise Patricia NOLAN, née à Dublin qui a fait ses études à l’université du Cap en Afrique du Sud et vit actuellement à Paris où elle enseigne le journalisme.

Les textes de NOLAN sont à la fois inquiétants et apaisants. Elle fige la vie quotidienne dans son intensité révélée qui nous enchante. Lecture de poèmes de « Strip-tease » parus au Castor Asral.

  

 

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